FREDERICTON (GNB) – Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance maintiendra la première année comme point d’entrée en immersion française en septembre 2019. Le gouvernement annonce un examen plus vaste de l’éducation, y compris un plan en vue d’offrir des programmes de français langue seconde de grande qualité au sein d’un système d’éducation de premier ordre.

« Les consultations que nous avons menées au cours des derniers mois nous ont permis d’apprendre que les défis liés au système d’éducation vont au-delà du point d’entrée et qu’ils sont présents dans l’ensemble du système », a déclaré le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy. « Le système actuel faillit à sa tâche de produire des diplômés bilingues. Une modification du point d’entrée à ce moment-ci ne constituerait qu’une réponse partielle au défi plus grand auquel notre système d’éducation est confronté. Seulement 162 élèves qui se sont inscrits en immersion précoce en 2005, soit 10 pour cent, ont réussi l’objectif d’atteindre un niveau avancé ou supérieur d’ici la fin de leur 12e année en 2017. À titre de comparaison, 71 pour cent des élèves francophones qui ont reçu leur diplôme en 2013 étaient bilingues. C’est la dernière fois que de telles données ont été recueillies. »

Cet automne, le gouvernement provincial organisera un sommet visant à recueillir d’autres points de vue et idées sur la manière de transformer le système d’éducation dans son ensemble afin qu’il prépare mieux les jeunes à faire face aux défis posés par l’évolution rapide de la communauté mondiale. Ce sommet sera le premier du genre et rassemblera certains des meilleurs experts du domaine de l’éducation, tant francophones qu’anglophones, provenant du système provincial ainsi que d’ailleurs au monde. Les systèmes francophone et anglophone de la province unissent leurs forces en vue d’organiser le sommet et d’apprendre les uns des autres. Avant la tenue du sommet, un livre vert sur l’éducation sera dévoilé, et le public sera invité à donner son avis sur tous les aspects du système d’éducation et sur les défis qui touchent les salles de classe. Parmi ces défis, il y a la composition des salles de classe, la participation des élèves et la création d’apprenants qui sont prêts à faire face à l’avenir. Il est important d’entendre le point de vue des parents, du personnel enseignant, des administrateurs, des élèves, des dirigeants communautaires et des citoyens préoccupés, a indiqué M. Cardy.

« Les gens du Nouveau-Brunswick nous ont dit qu’ils voulaient que le gouvernement se concentre sur la manière de bâtir un système d’éducation de premier ordre, a affirmé M. Cardy. Notre objectif est de figurer parmi les 10 premiers au classement du Programme international pour le suivi des acquis en lecture, en mathématiques et en sciences. Nous devons donner au personnel enseignant la chance de participer pleinement et la capacité d’intervenir auprès de leurs élèves si nous voulons atteindre nos buts.

« Nous sommes engagés à avoir un système d’éducation qui est équitable pour tous, un système de premier ordre qui prépare nos élèves pour la réussite. »