Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les noms des récipiendaires 2020 de l'Ordre du Nouveau-Brunswick ont été rendus publics.

L'Ordre vise à reconnaître des résidents actuels du Nouveau-Brunswick, ou d'anciens résidents de longue durée, qui ont accompli des réalisations peu communes dans tout domaine et qui ont contribué de façon exceptionnelle au mieux-être de la province et de sa population sur le plan social, culturel ou économique.


 

Biographies des récipiendaires

Début

 

RachelBurgess

Considérée comme une pionnière du système scolaire inclusif au Nouveau-Brunswick, Rachel Lillian Burgess a consacré sa vie à aider les enfants ayant un handicap à vivre, apprendre, jouer et éventuellement travailler dans une société où ils peuvent obtenir le même respect et la même dignité qui sont accordés aux autres.

Cette enseignante, psychologue et conseillère de Grand-Sault a consacré sa vie à ceux qui avaient le plus besoin d’elle au début des années 1960, après que son premier enfant a reçu un diagnostic de paralysie cérébrale.  On lui a dit que son fils ne marcherait jamais et qu’il ne serait jamais autonome.  Mme Burgess était déterminée à changer le destin de son fils.  Grâce à ses efforts acharnés, il a fini par marcher, fréquenter l’école publique, aller à l’université et devenir un membre productif de la société.

Constatant ses succès avec son fils, de nombreux parents d’enfants ayant des handicaps physiques et des troubles psychologiques lui ont demandé son aide et ses conseils.  C’est alors qu’elle a commencé sa mission d’aider ces parents et ces enfants en faisant pression à tous les niveaux de gouvernement, des clubs de services et des organismes locaux pour obtenir le financement lui permettant d’ouvrir une école.  En 1964, une école vacante a été achetée et déplacée à Grand-Sault et est devenue la Burgess School.

L’école a été agrandie en 1972.  Pendant plus de 50 ans, Mme Burgess et son personnel dévoué ont assuré le transport et le service de repas, en plus d’une excellente éducation et des soins, aux enfants et aux adultes qui l’ont fréquentée.  Au fil des ans, Mme Burgess a consacré d’innombrables heures à mieux comprendre les nombreux défis et problèmes auxquels les enfants et les jeunes adultes ayant un handicap étaient confrontés sur le plan physique, mental et émotionnel.  Cela l’a menée à élaborer un programme d’études afin de les aider à développer et à améliorer leurs compétences scolaires et leurs capacités d’adaptation à la vie quotidienne.

Mme Burgess a reçu de nombreux honneurs pour son travail remarquable, notamment l’Ordre du Canada, la Médaille du jubilé d’or, le certificat pour réalisations bénévoles du gouvernement général du Canada et plusieurs diplômes honorifiques, dont un doctorat honorifique en droit de l’Université St. Thomas et une reconnaissance locale.

Rachel Lillian Burgess reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son bénévolat extraordinaire au sein de sa collectivité et son dévouement passionné tout au long de sa vie pour améliorer la vie des personnes ayant une déficience intellectuelle ou développementale.

Début

 

DeborahCraig

Deborah Craig a eu une grande influence en tant que pionnière pour les femmes dans les Forces armées canadiennes.  Elle a également laissé une marque inoubliable sur des milliers de jeunes dans la Réserve de l’Armée canadienne et a eu un impact positif en tant qu’enseignante au secondaire et au collège communautaire.

« Le major (retraitée) Deborah Craig a été la première femme à servir au sein du 8th Canadian Hussars, une unité de combat blindée, à titre d’officier commissionné et la première capitaine-adjudant et commandant d’escadre du régiment. Elle a également été l’une des premières femmes à servir au sein du 2e Bataillon du Royal New Brunswick Regiment (North Shore) à titre d’officier. »

En 1970, elle a commencé à faire du bénévolat pour le corps de cadets 560 Moncton. Elle a continué à en faire dans le mouvement des cadets à l’échelle provinciale et nationale. En 1998, Mme Craig est devenue la première femme à présider la Ligue des cadets de l’Armée du Canada.

Elle est membre fondatrice du conseil d’administration et a été vice-présidente de Biathlon NB. Elle a aidé avec l’organisation de la première équipe provinciale à participer au biathlon aux Jeux d’hiver du Canada de 1995. Elle a été bénévole, membre du conseil d’administration, membre fondatrice, directrice, présidente et vice-présidente de nombreuses organisations, dont la 8th Canadian Hussars (Princess Louise’s) Association, le programme du prix du Duc d’Édimbourg, la Croix-Rouge et l’Association de tir à la carabine du Nouveau-Brunswick.

Reconnue comme leader et mentore par beaucoup de ses pairs et de membres de la collectivité, elle a été honorée et reconnue à de nombreuses reprises.  Elle est récipiendaire de la Décoration des Forces canadiennes pour sa bonne fiche de conduite, de la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et de la Médaille de services des bénévoles de la Ligue des cadets de l’Armée du Canada.  Elle est aussi récipiendaire des médailles du jubilé d’or et de diamant pour son service à son pays et sa contribution à la vie publique. En 2001, elle a été nommée officier de l’Ordre du mérite militaire pour ses services exceptionnels et en reconnaissance de son travail en tant que modèle pour les femmes qui servent dans la Force de réserve.

Bien qu’elle ait pris sa retraite en 2012 après une carrière militaire de 45 ans, Mme Craig a continué de faire du bénévolat pour des associations comme la Ligue des cadets de l’Armée du Canada, l’Association du bataillon des services et l’Association royale de tir à la carabine du Nouveau-Brunswick.

Deborah Craig reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son effet considérable sur la communauté militaire au Nouveau-Brunswick et au-delà, ouvrant la voie aux femmes dans les Forces armées canadiennes.

Début

 

AlexDedam

Alex Dedam est aimé pour sa patience et son sens de l’humour.  Il est aussi respecté pour son dévouement envers sa famille, ainsi qu’à l’égard de sa collectivité, son travail et sa foi.

Né dans la Premiere Nation de Burnt Church, M. Dedam a obtenu son diplôme de l’Université St. Thomas et a commencé sa carrière au gouvernement fédéral à Affaires autochtones et du Nord Canada.  Il a dirigé l’Initiative conjointe de développement économique du Nouveau-Brunswick pendant 25 ans en assurant le leadership, l’établissement de relations, la sensibilisation et le mentorat à l’intérieur et à l’extérieur de la province.

Il a consacré son vaste cheminement professionnel à l’établissement de politiques et de programmes pour les Autochtones en formant des relations fondées sur la confiance.  Il a travaillé sans relâche sur le plan personnel et professionnel pour défendre l’éducation et améliorer les conditions sociales et le développement économique des populations autochtones, tout en mettant l’accent sur la nécessité d’avoir une connaissance culturelle respectueuse.

Homme de foi, M. Dedam a siégé à de nombreux conseils d’administration d’organisations religieuses, y compris les Chevaliers de Colomb et l’Association catholique de la santé du Nouveau-Brunswick.  Il a enseigné le catéchisme et, à ce jour, il continue de chanter dans une chorale d’église.  Il a fait du bénévolat en organisant des activités, telles que le hockey mineur, le patinage et les sociétés chorales.  Il a également été bénévole pour des organisations axées sur la santé mentale, l’éducation, le logement et les droits de la personne.

M. Dedam a investi sa vie dans l’inclusion et l’intervention.  Sa femme, Rita, et lui ont ouvert leurs portes pour offrir un refuge aux jeunes à risque.  Ils ont hébergé, nourri et pris soin de 10 enfants en famille d’accueil et ont entretenu bon nombre de ces relations jusqu’à ce jour.  Comme d’habitude, les Dedam ont accueilli et ont accepté les nouvelles familles immigrantes qui viennent dans ce pays en quête d’une vie meilleure et ont ainsi noué des amitiés durables.

Le parcours exemplaire de M. Dedam est un guide sur la compassion humaine et la générosité, démontrant ainsi la façon dont l’engagement, l’amour et la compréhension prévalent. Courtois et éloquent, M. Dedam est un homme de principes et d’action.  Lorsqu’on a demandé à sa femme de 54 ans quelles étaient, selon elle, ses meilleures qualités, sa réponse a été simple et profonde : « Il est la meilleure chose qui ait jamais été mise sur terre. »

Alex Dedam reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour ses contributions marquées et vastes à titre de défenseur infatigable d’une amélioration de l’éducation, des conditions sociales et de la sensibilisation culturelle ainsi que pour sa contribution à l’établissement de relations reposant sur la confiance et le respect pour l’avancement des peuples autochtones.

Début

 

DennisFurlong

Le Dr Dennis Furlong, médecin de famille et ancien ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, est connu de ses patients, ses collègues, ses amis et sa famille pour ses nombreuses réalisations, mais également pour ses soins et son attention à l’égard de ses patients.

Né à St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), en 1945, le Dr Furlong a très tôt affiché des aptitudes exceptionnelles pour les études, l’éducation, l’athlétisme, le leadership et les activités parascolaires.  Il a obtenu un baccalauréat en éducation physique de l’Université du Nouveau-Brunswick, puis une maîtrise en éducation physique adaptive de l’Université d’état de l’Orégon.  Après avoir enseigné cinq ans au Canada et aux États-Unis, le Dr Furlong a obtenu son diplôme de médecine de l’Université Memorial et en 1977 a ouvert son cabinet à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick.

Au début de sa carrière médicale, il a milité pour la santé des Néo-Brunswickois en siégeant dans plusieurs groupes et conseils consultatifs, notamment comme président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, président du Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick et membre du Conseil médical du Canada.

Ses qualités en leadership l’ont conduit en politique. En 1999, il a été élu député de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick pour la circonscription de Dalhousie-Restigouche Est.  Il est ensuite devenu ministre de la Santé et des Services communautaires, ministre de la Santé et du Mieux-être en 2000 et ministre de l’Éducation en 2001.

Peu après son retour à la pratique médicale en 2003, le Dr Furlong a dirigé une enquête sur l’utilisation d’herbicides à Gagetown.  En 2004, il a publié un livre sur le système canadien des soins de santé intitulé Medicare Myth: 50 Myths We’ve Endured About the Canadian Health Care System.

Le médecin, éducateur, militant et auteur très respecté était aussi un sportif.  Il avait une passion pour le sport et a joué un rôle clé dans l’organisation de l'édition 2003 des Jeux d’hiver du Canada, dans le nord du Nouveau-Brunswick.  Il a également décroché une bourse du Conseil national de recherches Canada pour élaborer un dispositif de surveillance du contact au sol pour la marche olympique.

Lorsque le Dr Furlong a mis un terme à sa carrière médicale, il est resté physiquement actif.  Il a remporté une médaille d’or aux Jeux du Canada 55+ et a participé, à l’âge de 71 ans, au décathlon lors des Championnats panaméricains Masters de 2016, à Vancouver, où il a établi un record provincial à titre de représentant du Canada.

Tout au long de sa vie, il a reçu un grand nombre de prix et distinctions, notamment le titre de membre du Club Rotary international Paul Harris, l’Ordre du mérite de la Société médicale du Nouveau-Brunswick et en 2012, le prix Sir-Charles-Tupper de représentation politique de l’Association médicale canadienne.  Le Dr Furlong est décédé en 2018, à l’âge de 72 ans.

Dennis Jerome Furlong reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick en reconnaissance de sa remarquable contribution au système de soins de santé du Nouveau-Brunswick, ainsi que pour son leadership en matière d’éducation sanitaire et de politique publique, et pour ses réalisations sportives importantes et inspirantes.

Début

 

GeorgesHenriGoguen

Georges Henri Goguen, artiste-peintre de Moncton reconnu pour l’ensemble de ses œuvres mais aussi pour sa générosité, est la fierté de son épouse, de sa famille, de sa communauté, des Acadiens et de sa province. Il est considéré par ses pairs comme faisant partie de la première génération d’artistes voués à l’avancement de l’art contemporain en Acadie.  L’artiste visuel a su pratiquer pendant plus de 60 ans, avec passion et discipline, son art avant-gardiste.

Dès son très jeune âge, Henri a été encouragé par son père à explorer son intérêt et son talent. Il s’est donc inscrit à des cours par correspondance qui lui ont permis d’obtenir son diplôme.  Il a ensuite poursuivi sa formation en recevant des leçons privées de Ron Irving et en suivant des cours à l’Université Mount Allison, à Sackville, où il a fait la rencontre du peintre renommé Alex Colville, qui a été son professeur à l’époque.  Dans les années 1960, sa curiosité et sa volonté d’exploration l’ont poussé à faire un stage d’études à la Parson's School of Design à New York.

M. Goguen a commencé sa carrière en tant que dessinateur de publicité au magasin Eaton de Moncton pour être embauché 15 ans plus tard comme graphiste et concepteur de décors à Radio-Canada.  Il a aussi partagé ses connaissances à de jeunes étudiants dans le cadre de cours en arts graphiques à l’Université de Moncton.

Figure de proue dans le monde des arts, il a fondé dans les années 1970 une mini-salle d’exposition appelée la Mini-galerie de Radio-Canada à Moncton qui, à la retraite de l’artiste, a été rebaptisée la Galerie Georges-Goguen.  La galerie est un lieu de premier contact avec le monde des arts pour les jeunes, les amateurs et les artistes accomplis, et elle a permis à plus de 500 artistes variés de toutes les générations d’exposer leurs œuvres.

Membre fondateur de la Galerie Sans Nom et de la Galerie 12, toutes deux situées dans le Centre culturel Aberdeen, à Moncton, M. Goguen n’a jamais cessé de promouvoir les artistes.  Après la Galerie Georges-Goguen, il a fondé le Café des artistes, qui permet aux artistes de présenter au public leurs démarches et leurs œuvres artistiques autour d’un café.

Georges Henri Goguen reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick en reconnaissance de sa carrière remarquable comme pionnier de l’art moderne en Acadie, et pour sa promotion et son soutien des artistes émergents des Maritimes.

Début
RochLanteigne

Roch Lanteigne, originaire de Bas-Caraquet, a eu une brillante carrière de 43 ans au sein des Forces armées canadiennes, passant de sous-officier à Sergent-major.

Il est une source d’inspiration pour les jeunes militaires et tous les Néo-Brunswickois en raison de ses exploits de bravoure au combat et de ses missions militaires sur tous les continents.  Cette véritable légende vivante est mieux connue dans le monde du parachutisme militaire comme le « vieux loup » Roch Lanteigne en raison de sa maîtrise et de son sang-froid.  Il a représenté le Canada partout dans le monde en faisant partie du groupe de parachutistes d’élite SkyHawks.

Faits remarquables, M. Lanteigne a le record de l’OTAN pour le plus grand nombre de sauts en parachute à basse altitude, c’est-à-dire plus de 10 000 sauts et à 27 de ces sauts, il a dû se servir de son parachute de réserve.

Ce fier Acadien, qui a réussis à sauver huit vies humaines, est certes un héros pour plusieurs mais aussi un individu ayant un grand respect pour les traditions et la simplicité. Il est d’ailleurs l’un des militaires les plus décorés des Forces armées canadiennes.  Il a notamment reçu la Médaille du service méritoire et la Médaille de la croix de Jérusalem, et il a été intronisé comme membre de l’Ordre du mérite militaire. Il a aussi reçu 3 médailles de la reine Elizabeth II, la Médaille du 125e anniversaire du Canada et la Médaille du sacrifice pour avoir été blessé au combat.  De plus, la zone de saut de la base militaire de Valcartier, au Québec, a été baptisée en son nom.

Impressionné par sa rencontre en 1980 avec Terry Fox dans le cadre de son Marathon de l’espoir, M. Lanteigne lui a promis d’effectuer un marathon en son honneur jusqu’à ses 50 ans, en portant un attirail militaire, dont un sac de 60 lb.  Il a tenu parole et participé à près de 25 marathons, contribuant ainsi à sensibiliser sa communauté à la cause de Terry Fox.

Au-delà de son service militaire et de sa passion contagieuse pour l’activité physique, M. Lanteigne est connu dans sa communauté comme bénévole qui ne compte pas ses heures, toujours prêt à aider son prochain.  Il est d’ailleurs Sergent d’armes au sein de Légion royale canadienne et du groupe d’entraide pour les anciens combattants de la Péninsule acadienne.

Roch Lanteigne reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour sa contribution extraordinaire dans les Forces armées canadiennes, en tant que membre d’élite des parachutistes SkyHawks et aussi ancien membre des forces spéciales.

Début

 

AlidaLeveilleBrown

Alida Léveillé-Brown a consacré toute sa vie à l’atteinte d’une meilleure justice sociale et à l’amélioration des services publics pour sa collectivité et sa province.

Née à Edmundston en 1932, Mme Léveillé-Brown est considérée par beaucoup comme une force de la nature.  Éducatrice chevronnée, ses contributions au domaine ont été ambitieuses et impressionnantes.  Elle a organisé et soutenu bénévolement des cours universitaires pour des gens du Restigouche, ainsi que de Matapédia à Carleton, au Québec, qui voulaient suivre des études postsecondaires.  Ainsi, des travailleurs sociaux, des employés de banques et de caisses et de futurs éducateurs ont obtenu des grades universitaires.  Mme Léveillé-Brown a aussi joué un rôle important dans la création de l’école de métiers de Campbellton, qui est devenue le collège communautaire que nous connaissons aujourd’hui.

Reconnue pour sa ténacité en éducation, elle a été la seule personne pendant 21 ans à offrir l’enseignement de la prématernelle et de la maternelle aux élèves micmacs de Listuguj.  Elle a également été l’une des premières directions d’écoles à intégrer des élèves à besoins particuliers dans une classe ordinaire avec d’autres élèves.

En plus de sa carrière en éducation, elle a eu une vie familiale dynamique tout en étant active dans de nombreuses organisations sociales, œuvrant toujours pour le mieux-être des autres et luttant contre la pauvreté pour favoriser l’avancement de la société à tous les niveaux.  Mme Léveillé-Brown a permis d’améliorer la condition des femmes de sa région en travaillant pour ouvrir un refuge pour femmes victimes de violence familiale à Campbellton, connu comme la Maison Notre-Dame.  Membre des Femmes acadiennes et francophones depuis 50 ans, elle a occupé divers postes au sein de son conseil d’administration.

Elle a consacré une grande partie de sa vie pour améliorer sa collectivité.  En plus de son travail exemplaire en éducation, elle a réussi à restructurer le fonctionnement des services de bibliothèque et de la Galerie Restigouche.  Malgré son âge avancé, Mme Léveillé-Brown continue d’offrir son appui et ses idées à de nombreuses organisations dont elle fait toujours partie, notamment le Club des aînés de Notre-Dame des Neiges.

Alida Léveillé-Brown reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son travail exceptionnel en formation continue et son engagement extraordinaire à l’égard de l’amélioration de la condition des femmes et des familles au sein de sa collectivité.

Début

 

KenPike

Ardent défenseur des droits de la personne, Kenneth Pike travaille en vue d’améliorer la vie des personnes ayant un handicap au Nouveau-Brunswick depuis plus de 30 ans.

En tant qu’avocat des droits de la personne de Rothesay, il connaît à fond les politiques sociales et les systèmes gouvernementaux.  Il est aussi le directeur de la politique sociale à l’Association du Nouveau-Brunswick pour l’intégration communautaire servant à titre de rédacteur en chef des politiques, des propositions et des programmes.

M. Pike a commencé sa carrière d’avocat dans les années 1980.  Considéré comme un excellent chercheur et un rédacteur éloquent, il a souvent été affecté à des cas qui exigeaient un raisonnement réfléchi et des aptitudes à résoudre des problèmes.  Après avoir soutenu un cas qui a contesté avec succès la législation scolaire en se fondant sur la nouvelle Charte canadienne des droits et libertés concernant la question des classes spéciales, il est devenu évident pour lui qu’il voulait représenter et défendre les personnes vulnérables afin de les aider à trouver leur place en tant que membres valorisés de la société.

Reconnu au pays pour son expertise sur les questions relatives aux personnes ayant un handicap et aux droits de la personne, il est souvent invité à faire part de son travail et de son point de vue dans tout le pays.  Il a donné des séances de formation à une grande variété de personnes et a travaillé en collaboration avec des organisations et le gouvernement dans les domaines de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants, de l’éducation inclusive, de la transition de l’école vers le travail, du logement, de l’emploi, des soutiens aux personnes handicapées, ainsi que de la pauvreté et du soutien du revenu. Il est l’un des rédacteurs de politiques en chef du Réseau du personnel de direction des personnes handicapées du Nouveau-Brunswick et il a rédigé plusieurs livres, ressources, documents de discussion et exposés de politiques sur diverses questions liées aux personnes handicapées.

L’engagement de M. Pike à l’égard de la justice sociale et l’égalité durant sa carrière lui a valu l’administration et le respect des personnes avec qui il a travaillé.  En 2007, il a été reconnu en tant qu’associé distingué de l’Association du Nouveau-Brunswick pour l’intégration communautaire.  En 2008, il a reçu le Prix des droits de la personne du Nouveau-Brunswick.  En 2017, il a été intronisé à la Bertha Wilson Honour Society par la Schulich School of Law et l’Université Dalhousie et à la Law Alumni Association de l’Université Dalhousie.

M. Pike reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son travail visionnaire et son énorme contribution à la politique sociale progressiste, ainsi que pour sa défense passionnée et dévouée des droits de la personne.

Début

 

SusanReid

Susan Reid est bien respectée par ses pairs et considérée comme une experte sur la justice pour les jeunes.

Mme Reid est titulaire d’un baccalauréat ès sciences de l’Université de Guelph, ainsi que d’une maîtrise en arts, d’une maîtrise en éducation et d’un doctorat de l’Université de Toronto.  Elle s’est installée au Nouveau-Brunswick en 1997 lorsqu’elle a accepté un poste de directrice du nouveau programme de criminologie de l’Université St. Thomas, à Fredericton. Depuis, elle enseigne et fait de la recherche au département de criminologie et de justice pénale.

Elle a donné de son temps pour l’avancement des personnes en conflit avec la loi pendant son séjour en Ontario et après avoir déménagé au Nouveau-Brunswick. Ancienne vice-présidente de la Société John Howard, elle a également siégé au conseil d’administration de l’Institut Vanier de la famille, de la Coalition canadienne pour les droits des enfants, du Réseau national des jeunes pris en charge, de Portage, de Chrysalis House, de Champions des droits des enfants, de la Fondation du Centre Muriel McQueen Ferguson pour la recherche sur la violence familiale et de l’Association de prévention du crime du Nouveau-Brunswick.

Mme Reid a concentré ses recherches sur la justice pour les adolescents et a travaillé avec des jeunes en conflit avec la loi pour l’aider à comprendre les principaux problèmes auxquels ils sont confrontés. En 2002, elle a participé à la création du Centre for Research on Youth at Risk et a établi une initiative menée par les jeunes, Youth Matters, à l’Université St. Thomas. Elle a également travaillé avec des dirigeants du domaine de l’incarcération des adolescents pour mettre en place une section Youth Matters au Centre pour jeunes du Nouveau-Brunswick. Le Centre s’est associé à la Commission des étudiants du Canada/au Centre d’excellence pour l’engagement des jeunes afin de servir cette population dans l’est du Canada.

En 2019, le Centre for Research on Youth at Risk a été rebaptisé Centre for Research with Vulnerable Women and Youth. Le nouveau nom reflète l’engagement élargi à collaborer avec le Centre correctionnel pour femmes du Nouveau-Brunswick à Miramichi, en faisant participer les femmes à des projets de recherche et à la création de programmes sur les traumatismes, la victimisation et la violence basée sur le genre. Mme Reid continue de participer bénévolement aux réunions régulières de Youth Matters et de son programme sœur qui s’adresse aux femmes, soit Women’s Matters.

Son engagement envers les jeunes et les jeunes adultes a également eu un impact durable dans les salles de classe. Avec l’aide de ses étudiants, Mme Reid a fait une collecte de livres pour les jeunes incarcérés au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, une collecte de mitaines pour les enfants de Fredericton par l’intermédiaire de STUMitts et une collecte de vêtements pour les femmes incarcérées au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse dans le cadre de l’initiative STUnningly Successful. Elle a également participé à des collectes de fonds pour les jeunes sans-abri à Fredericton dans le cadre de la cause 12 Homeless Hours et, au niveau national, pour la fondation The Push for Change.

Susan Reid reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son dévouement incroyable à la justice sociale au moyen de sa recherche appliquée et de ses programmes dans les domaines du traumatisme, de la victimisation et de la violence basée sur le genre, et pour sa promotion du bénévolat et de l’action sociale.

Début

 

BrentStaeben

Brent Staeben, connu comme président de longue date et directeur musical actuel du bien-aimé Harvest Jazz and Blues Festival, a grandement contribué au dynamisme social et culturel de Fredericton et du Nouveau-Brunswick.

Originaire de Corner Brook (T.-N.-L.), il s’est joint au conseil d’administration du Festival Harvest Jazz and Blues de Fredericton en 1992. En 1994, à titre de président, il a contribué à l’élaboration d’un modèle de gestion du festival qui permettrait de présenter des spectacles de classe mondiale ainsi que de donner la chance aux artistes locaux et régionaux de jouer sur une scène. Sa vision et sa responsabilité financière ont ensemble permis d’assurer la viabilité financière du festival à long terme.  Au cours des vingt dernières années, il a été le directeur musical du festival qui aujourd’hui est reconnu comme l’un des plus importants festivals de musique en Amérique du Nord, donnant aux Néo-Brunswickois la possibilité de voir les meilleurs talents internationaux dans leur propre province.

Tout en contribuant à faire de ce festival un moteur économique important de l’industrie du tourisme au Nouveau-Brunswick, il a joué un rôle déterminant en élaborant des ateliers et des programmes de subvention pour les jeunes musiciens et en donnant aux artistes francophones et anglophones la chance de jouer sur une scène pour la première fois. De plus, il a créé le programme Blues in the Schools dans le cadre du festival qui a touché plus de 40 000 élèves locaux en les exposant à des artistes et à la musique dès un jeune âge.

M. Staeben priorise le leadership communautaire auprès d’autres organismes aussi. En tant que champion de l’orchestre scolaire, il a aidé les parents d’une école primaire et intermédiaire locale à revitaliser son programme de musique grâce à l’achat de nouveaux instruments et à un enthousiasme renouvelé pour les programmes de musique de l’école.  Il a été bénévole depuis de nombreuses années au sein du Fredericton Aquanauts Swim Club et de la Fredericton District Soccer Association.

Brent Staeben reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour avoir fait montre d’un dévouement inébranlable à l’égard de l’enrichissement culturel et du développement économique et pour avoir donné à nos jeunes les moyens de renforcer leur capacité de faire une contribution positive à la société.